C’est d’un songe que tout est parti. En 1966,  c’est-à-dire six ans  environ   après  la naissance officielle de l’œuvre  de Dieu au Cameroun.  Un homme  de Dieu en la personne de l’Apôtre  Samuel NJIE  OBAKER reçut dans la nuit un songe tiré deZacharie 2 : 3 – 4 :« Et voici l’ange qui parlait avec moi s’avança et un autre ange vint à sa rencontre. Il lui dit : « Cours, parle à ce jeunehomme, et dis : Jérusalem seraune ville ouverte à cause de la multitude d’hommes et de bêtes qui seront au milieu d’elle ; je serai pour elle, dit l’Eternel, une muraille de feu tout autour, et je serai glorifié au milieu d’elle… ».

L’Apôtre OBAKER comprit suite à cette révélation  que le Seigneur l’investissait d’une mission spéciale parmi les jeunes. Sans tarder, il convoqua   la  première  rencontre  des jeunes  qui se tint  à Edéa  du 08 au 14 Août 1966 et qui fut  baptisée du nom de « CAMP DES JEUNES » cette rencontre  rassembla 70 jeunes gens  des deux sexes, venus de Muanko, Eséka, Manguenda et Edéa, on peut citer  parmi eux Jacques  BIYEGUI, Isaac BIKOU,  Jean René EBONGO, Cécile POTBANG.

L’objectif  de cette  convocation  fut de sensibiliser  cette Jeunesse  sur l’importance du salut de l’âme. A l’issue  des  travaux  de ce Camp, une vingtaine  de jeunes  gens  décidèrent  de suivre Jésus-Christ et furent  baptisés  d’eau. De ce  nombre  sont le Serviteur de Dieu  NSON Joseph d’Edéa et la sœur  Anne YETNA de Makak. D’autres à l’exemple de la sœur Cécile POTBANG, furent  baptisés  dans le  Saint-Esprit.

Avant  cette rencontre,  l’œuvre de Dieu,  qui comptait  déjà six années  à peu près, avait  jeté  le filet  du Seigneur  sur  un certain  nombre de jeunes  comme la maman Sarah OBAKER qui devint  plus tard  animatrice de la Jeunesse Chrétienne et Régine MOUTOUBA.

Au lendemain  de ce Camp,  ces jeunes  croyants, anciens et  nouveaux  dans la  foi, formèrent  le tout  premier  groupe de jeunes  chrétiens  à Edéa, encadrés par les Pasteurs  Samuel NJIE OBAKER (prédicateur)  Michel  YETNA (animateur), Emmanuel BALOMOG et Etienne  HELES (Responsables de la prière et de la cure d’âme). Les rencontres  des jeunes  avaient  pour objet  la prière d’ensemble, l’apprentissage des chants, l’étude  de la Bible  et des sorties  pour le  témoignage  porte  à porte.

La responsabilité  de la jeunesse  fut confiée au Pasteur  Sylvestre  MOUTOUMBA qui reçut  la charge  de promouvoir  ce mouvement  dans d’autres villes  du pays. Il organisa, toujours  à Edéa, le deuxième  Camp de jeunes au   mois d’août. Les temps  forts  s’articulèrentautour  de l’importance de la cellule  de prière, la vie  spirituelle  du jeune  et le  témoignage  en équipe.  D’autres jeunes  inconvertis  invités  à ce Camp reçurent  Jésus-Christ et furent  baptisés d’eau. Après la tenue  de ce second  Camp  de jeunes, un groupe  de Jeunesse  fut institué à Eséka et se vit  placer sous  la  direction du frère Joseph  NTOOGUE.

Pendant ce temps, à Doualale PasteurJacques  Célestin OBAKER, assisté du PasteurSalomon HIOL, ayant  observé que plusieurs des jeunes qui croyaient, abandonnaient  la foi, prirent  l’initiative  de former un groupe  de la jeunesse  dans leur  localité. Celui-ci  devait  constituer  un cadre idéal à l’épanouissement  de la foi des jeunes  croyants.  Après avoir  assumé  quelque  temps la direction de ce groupe, ces pasteurs  demandèrent  aux jeunes  de se choisir  eux-mêmes deux  dirigeants, l’un  en tant que  responsable  principal,  l’autre  en tant qu’animateur. C’est ainsi que  le frère Isaac BIKOU fut  voté  comme  le porte-parole du groupe tandis que  le frère Bell Gustavese voyait attribuer la fonction d’animateur. Maissuite à l’indisponibilité du frère Isaac BIKOU, le poste de porte-parole fut plus tard confié à Gustave Bell tandis que Philippe NYA le remplaçait à l’animation.Telle fut la composition  de l’équipe  dirigeante  de la toute première Jeunesse Chrétienne   de Douala. Elle avait  pour activités principales la prière, l’apprentissage des   chants et deux  sortes  de témoignages :

 

  1. Le témoignage de délivrance des passions  de la jeunesse : il était fréquemment  rendu  par les jeunes  au sein  de l’Église  et porta du fruit dans  la mesure  où les inconvertis invités au culte  du Dimanche, donnaient  leur vie  à Jésus étant  touchés  et convaincus.

 

  1. Le témoignage porte à porte : chaque  jeune avait  la lourde  mission

 

  1. d’annoncer l’évangile, en quelque lieu  où il se trouvât  (marchés, écoles, train, voitures, quartiers, etc.) parlant de ce que Jésus  avait opéré dans sa propre vie.

       II.      1969 : Les débuts  del’Administration

  • Le 1er Camp national (camp de puissance et de délivrance)
  • La 1ère maman de la JPC

Du 31 juillet au  09 août fut  organisé à Edéa,  le premier camp  national  des jeunes qui  réunit les jeunes chrétiens  d’Edéa,  de Douala  et d’Eséka. Ce rassemblement,  le premier  à cette  échelle,  connut du succès sur tous les  plans : plusieurs sujets de prière  furent  exaucés  séance  tenante, l’on  enregistra  des guérisons corporelles de plusieurs jeunes, des délivrances de maux de plusieurs sortes. D’autres jeunes  encore  furent  baptisés dans le Saint-Esprit. Douze  personnes parmi les inconvertis qui avaient  accepté le Seigneur  furent  baptisées d’eau : on distingua  parmi eux Emmanuel  NJOCK qui  devint  plus tard Président du Bureau National, BASSANGUEN Dieudonné, Ruben BELL dit « Pain Chaud » et plusieurs autres.  Après ce camp national, le pasteur Sylvestre MOUTOUMBA fit une descente à Douala où il organisa la Jeunesse en une structure renforcée. Ainsi, en plus des deux postes existants à savoir le porte-parole et l’animateur, on ajouta ceux de Secrétaire et de Conseillère à l’éducation des jeunes filles. C’est cette Conseillère que l’on appelle aujourd’hui « Maman de la Jeunesses.  Le groupe de jeunes de Douala comptait alors 21 jeunes.

Du retour  du Camp de jeunes,  la jeune  sœur NGO HIE Marie, fille du Pasteur HIOL Salomon  qui était animatrice de la Jeunesse de Douala,  fut  rappelée auprès du Seigneur  en septembre 1969. Ce deuil  fut l’occasion  pour les jeunes  des deux  villes (Edéa et Douala,  encadrés par MITOUMBA Sylvestre et Sara OBAKER) de se retrouver  pour les  obsèques  de cette  jeune sœur.

       III.            1970 : L’Age d’or de la Jeunesse.

  • Adoption de la devise, de l’appellation JPC, la définition et l’hymne
  • Naissance de la Jeunesse Pour Christ à Yaoundé

 

Un séminaire de formation des responsables des jeunes est organisé à Eséka. C’est durant ce séminaire que la devise de la Jeunesse fut adoptée : «sauvés pour servir ». Et non servir pour être sauvé. Partant de cette devise, les jeunes devinrent fous pour Jésus, déployant leur zèle et leur savoir pour la gloire de Dieu. L’objectif principal des jeunes fut de rendre témoignage soit par le chant, soit par le colportage des Saintes Écritures, soit encore par le témoignage. Les grandes campagnes d’évangélisation n’existaient pas, mais par le moyen du témoignage porte à porte qui tire sa substance de la vie personnelle, par le moyen des autres activités susmentionnées, Dieu manifesta sa grande puissance au travers des jeunes. Il n’était donc pas surprenant de voir des âmes donner leur vie à Christ après l’exécution d’un chant par un jeune ou suite à un témoignage rendu sur la délivrance.

 

Après ce séminaire se tint le deuxième Camp National de la Jeunesse. Il se déroula en Août 1970  dans la région d’Edéa, à Songueland précisément. Deux points forts dominèrent les travaux de ce camp :

 

  • La vie du jeune (conduite, tenue et moralité) ;
  • L’action évangélique.

C’est à ce campnational que l’appellation « JEUNESSE POUR CHRIST » fut adoptée ainsi que saDéfinition: «La J.P.C est l’ensemble  des jeunes gens, filles et garçons, convertis, convaincus et décidés à faire quelque chose d’extraordinaire pour la gloire du Seigneur». Cette définition reflète une volonté, celle de rompre avec la routine pour amener chaque Jeune Pour Christ à se distinguer nettement du simple jeune chrétien de l’Église, en réalisant ce qu’un chrétien ordinaire ne pouvait pas faire d’où le terme extra. La Jeunesse Pour Christ devenait ainsi cet instrument que Dieu pouvait utiliser et manier à sa guise au sein ou hors des églises. C’est ainsi que d’une manière générale, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest,  la J.P.C a été l’artisan principalde la naissance de plusieurs églises réveillées au Cameroun.

 

Ce Camp national connut plusieurs visions et messages de la part du Seigneur qui demandait aux Jeunes Pour Christ d’aller à la conquête des jeunes pécheurs qui peuplaient les bars, les boîtes de nuit et les cabarets.Des Jeunes Pour Christ remplis du Saint-Esprit, se rendirent dans des boîtes de nuit non pour danser, mais plutôt pour y annoncer l’évangile : cette stratégie  convertit plusieurs personnes à la foi véritable. C’est le lieu de dire et à juste titre que les jeunes pour Christ étaient investis d’une triple mission :

 

1)- Parler aux jeunes de leur salut

2)- Les encadrer dans la foi

3)- Les engager à gagner les autres à Christ.

Un hymne de la J.P.C fut composé et enseigné pendant ce camp.

 

 

Hymne de la J.P.C.

            « Je suis jeune et délivré

 De tous mes anciens péchés

               Et maintenant je suis fort heureux.

               Marchant avec l’ Eternel

               Parmi ceux qui vont au ciel

               Dans la sainte demeure de Dieu

Refrain :       Oui être jeune c’est merveilleux

                       C’est mieux encore d’être sauvé

                       Pourtant voici le mieux de tous

             Je  suis sauvé de tout péché ».

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